C’est un peu le marronnier de l’été, et qui va avoir tendance à revenir de plus en plus souvent avec le réchauffement : quelle température doit-il faire sur le lieu de travail ? Quelques arguments pour refroidir les relations avec votre employeur.
La réponse à cette question saisonnière ne se trouve toujours pas dans le Code du travail. L’article R. 4223-13 du Code a bien été révisé pour prévoir désormais, que les locaux fermés affectés au travail doivent, en toute saison, être maintenus à une température adaptée compte tenu de l'activité des travailleurs et de l'environnement dans lequel ils évoluent. Précision utile, en cas d'utilisation d'un dispositif de régulation de température, celui-ci ne doit émettre aucune émanation dangereuse.
A noter également, le Code du travail prévoit plusieurs règles concernant l’aération (à ne pas confondre avec la climatisation, par encore obligatoire, malgré les propositions de certains candidats à la présidentielles). Ainsi :
C’est surtout le nouveau concept d’épisode de chaleur intense qui a été intégré en 2025. Lorsque Météo France lance une alerte en raison des fortes chaleurs, l’employeur doit prendre un certain nombre de mesures pour protéger les salariés. Aucune d’entre elles n’est pourtant impérative, le Code du travail détaille surtout des suggestions, parmi lesquelles figurent notamment :
Il appartient donc à l’employeur de choisir les mesure à mettre en œuvre, sachant que celui-ci est tenu au titre de son obligation de sécurité de faire le nécessaire pour protéger efficacement ses salariés. Fournir des casquettes à des travailleurs exposés sur un chantier risque ainsi d’être jugé insuffisant, même si la mesure figure sur la liste.
Source : Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur
Et sur la température maximale ?
Pour avoir un argument à opposer à la direction, il faut se rendre sur le site de l’INRS. Celui-ci fixe les valeurs de 30 °C pour une activité sédentaire et 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique, comme repères pour agir en prévention. L'employeur pourra difficilement dire qu'il ignorait le danger si les recommandations de cet organisme lui sont présentées.
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Droit de retrait et chaleur Un salarié qui estime être dans une situation dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, peut exercer son droit de retrait. Pour les postes en extérieur, la canicule a déjà été reconnu comme justifiant un tel retrait (arrêt du 1er avril 2009, n°07-45511). |
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